Intégration urbaines des zones d'activités

 

Elaboration du Schéma Directeur des Commerces et Services de la ville de Tanger

 

Étude portant sur la définition  de nouvelles approches de concertation dans le processus d'aménagement urbain

Étude portant sur l’analyse de la problématique foncière sous le régime du dahir khalifien de 1914 et son impact sur le développement urbain dans les provinces  du nord

Étude relative a l’évaluation de l’impact des programmations des zones de réserves stratégiques sur l’évolution de l’espace urbain

 


Étude portant sur la définition  de nouvelles approches
 de concertation dans le processus d'aménagement urbain

   PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION DE L'ETUDE 

L' aménagement urbain a été principalement assuré par les pouvoirs publics, qui ont pu, pendant des décennies, mobiliser et aménager de très importantes assiettes foncières, principalement celles relevant du Domaine Privé de l'Etat et dans une moindre mesure les autres composantes du patrimoine foncier de l'Etat (guich-habous, terrain militaires…). Les opérations d'aménagement urbain qui ont été engagées dans ce cadre, ont contribué, certainement, à structurer et équiper les extensions urbaines des agglomérations et des centres du pays. 

Cependant, le constat de l'aménagement urbain, tel qu'il a été pratiqué a engendré, entre autres :

-         un rythme de production des terrains équipés inférieurs aux projections énoncées dans les documents d'urbanisme;

-         des difficultés à encadrer l'accroissement et à organiser les extensions urbaines;

-         des niveaux d'infrastructures et d'équipement insuffisants;

-         un manque de coordination entre les acteurs de développement urbain;

-         une persistance des interventions sectorielles en l'absence d'une vision globale;

-         une dominance de la forme d'aménagement axée essentiellement sur la procédure du lotissement ;

-         une adoption des normes de conception trop élevées ;

-         une absence d'optimisation de l'utilisation du foncier.

Le processus actuel d'aménagement urbain est assujetti à de nombreuses critiques qui remettent en cause sa finalité et sa capacité à suivre le développement urbain et à favoriser l'investissement. Il semble largement inadapté aux réalités socio-économiques et aux besoins d'aujourd'hui. Ainsi, cette manière d'agir est confrontée actuellement à des contraintes et à des dysfonctionnements qui limitent son impact. Par conséquent, le champ d'aménagement urbain a fait générer une multitude d'acteurs, de statuts et de moyens différents (privé, coopératives, amicales, informel…) qui interviennent et participent à l'aménagement urbain.  

Ce constat conduit à formuler les interrogations suivantes : 

-         comment faire en sorte pour réfléchir et définir un autre type d'aménagement urbain basé sur la participation ?

-         comment promouvoir ce type d'aménagement pour qu'il soit compris et admis par tous les intervenants ?

-         comment s'assurer que l'aménagement préconisé soit adapté aux besoins ?

-         comment le faire articuler avec les autres types d'aménagement ?

-         dans quel cadre institutionnel, foncier, financier et fiscal, doit-il être inscrit ?

-         comment faire inscrire ce type d'aménagement dans une dynamique d'appui au développement local ? 

En s'interrogeant sur l'aménagement urbain participatif, la présente étude constitue une initiative importante et témoigne bien de l'intérêt que porte la Direction de l'Urbanisme à la définition et à la mise en place de ce nouveau type d'aménagement. Le but est d'arriver à stimuler l'aménagement urbain et lever les obstacles fonciers, juridiques et institutionnels qui le bloque, afin qu'il puisse aller dans un sens favorable au développement économique et social du pays . 

L'approche participative doit instaurer un nouvel état d'esprit en reconnaissant la place des différents acteurs autour du projet de développement   urbain   élaboré   et   mis   en œuvre  de  manière participative en associant d'une manière volontaire le citoyen, la collectivité, les associations, les groupements d'intérêt, les propriétaires fonciers, les aménageurs privés et publics au processus d'aménagement. 

La mise en place de cette démarche participative peut relever d'un accord entre les différents intervenants organisés pour un mode de conduite d'un projet d'aménagement urbain coordonné et réfléchi . 

A cet effet, la démarche participative ne doit pas se réduire à un outil par lequel les différents acteurs vont donner leur avis. Il doit constituer un système d'organisation, un espace de partenariat et de dialogue pour : 

-      fixer des objectifs partagés;

-      identifier les enjeux essentiels;

-      lever les contraintes et les dysfonctionnements;

-      élaborer la stratégie de réalisation;

-      mettre en commun les ressources disponibles;

-      mettre en place les modalités de suivi et d'évaluation. 

La démarche participative suppose, entre autres : 

-      de définir la forme de mobilisation à adopter;

-      d'identifier les acteurs organisés et les différents intervenants actifs à mobiliser;

-      de gérer les conflits et les contraintes afin d'arriver à une démarche consensuelle du processus d'aménagement urbain participatif;

-      de concrétiser la participation par une formule de contractualisation. 

A cet effet, une conception de l'aménagement urbain épousant la démarche participative se doit d'avoir : 

-      une vision globale de la zone objet de l'aménagement urbain;

-      une prise en compte des contraintes et des difficultés d'aménagement (juridiques, techniques, financières, foncières, fiscales…);

-      une prise en considération des dispositions des documents d'urbanisme régissant la zone en question;

-      une évaluation des potentialités et des atouts offerts par les modes d'utilisation du sol . 

Aussi, la notion de participation dans l'aménagement urbain, doit-elle revêtir une connotation juridique ou avoir une formule facultative définissant la participation comme une forme volontaire et non contraignante et une manière de partager la décision sur le devenir d'une zone à aménager?

OBJET DE L'ETUDE : 

L'étude s'inscrit dans une dynamique d'appui au développement urbain, elle a pour objet: 

-      d'inscrire l'aménagement urbain participatif dans la stratégie de développement;

-      de définir le concept de participation dans l'aménagement urbain et les modalités de sa mise en œuvre;

-      de favoriser l'émergence d'un aménagement urbain apte à être concrétisé;

-      d'adapter l'aménagement urbain aux besoins des usagers;

-      de rationaliser et d’optimiser les pratiques d'interventions des acteurs de développement urbain ;

-      de créer un nouveau outil de mobilisation du foncier et de financement des équipements;

-      d'inciter les différents acteurs à contribuer à la libération des assiettes foncières détenues;

-      de lever les contraintes multiples qui pèsent sur l'offre de terrains . 

OBJECTIFS ATTENDUS : 

-      développer une méthodologie propre à la mise en œuvre d'un aménagement urbain participatif;

-      définir les modalités et les formes de mobilisation des acteurs concernés;

-      définir le cadre conventionnel adéquat pour la mise en place de cette démarche;

-      proposer les montages organisationnels à adopter et les mécanismes technico-financiers de participation;

-      accroître la capacité des acteurs d'aménagement dans l'initiation, la conception, et la gestion de ce genre d'opération;

-      assurer une assistance aux formes de participation à envisager. 

LES RESULTATS ATTENDUS : 

-      lever les contraintes multiples qui présent sur le processus de l'aménagement urbain par l'adoption d'un aménagement urbain participatif;

-      stimuler l'aménagement urbain et lui donner un nouveau souffle;

-      promouvoir ce nouveau type d'aménagement urbain;

associer tous les acteurs intéressés pour élaborer, gérer et évaluer un projet d'aménagement et leur donner de vraies responsabilités