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04.07.2006
Après
100 jours de travaux, la dynamique de réhabilitation est bien amorcée. Un
début qui n'est pas sans susciter des coûts. Les investissements chiffrés
jusqu'à maintenant se montent à quelque 260 millions de dirhams. Rien ne
semble troubler les travaux d'aménagement des rives du Bouregreg. A 100
jours de son lancement, la réhabilitation de la vallée est bel et bien
enclenchée. Bien que le projet n'est qu'à ses débuts, il a fallu engager
un investissement de 200 millions de dirhams. S'y ajoute le coût des études
qui s'élève à 60 millions de dirhams. Soit 260 millions en total, sur un
montant global de 22 milliards de dirhams pour les deux séquences : la
première, Bab Al Bahr, dont le développement est mené par l'Agence pour
l'aménagement de la vallée du Bouregreg créée en janvier 2006, devra coûter
la bagatelle de 5 milliards de dirhams. La seconde séquence, Amwaj, réalisée
par une structure commune créée entre les deux parties marocaine et émiratie,
en l'occurrence Dubaï International Properties (DIP a été récemment intégrée
à la société Sama Dubaï), la CDG et l'Agence pour l'aménagement de la
vallée, représente un investissement global de 17 milliards de dirhams. La
joint-venture signée entre Sabr Aménagement et CDG développement d'une
part, et DIP de l'autre, est détenue à 50/50 entre les deux parties.
Sachant que parallèlement, quatre autres séquences sont en cours d'élaboration
et de finalisation : la Kasbah du Bouregreg, le Sahrij du Oued, El Minzeh el
Kebir et le lac des Shouls. Pour toutes les séquences, l'Agence pour l'aménagement
de la vallée ne va pas faire cavalier seul. Comme l'a souligné Lemghari
Essakl, directeur de l'Agence, devant le parterre de journalistes invités,
le 17 avril dernier à constater ce qui se passe sur le terrain, «durant
tout le projet, nous allons être à la recherche de nouveaux partenaires
locaux ou étrangers ». Qu'en est-il alors de l'état d'avancement des
composantes du projet ? Sur le plan foncier, plusieurs chantiers sont en
cours. Ils tendent à viabiliser l'ensemble du site en délocalisant les
activités existantes à d'autres endroits plus adaptés. Une opération qui
concerne notamment la halle aux graines qui a été transférée à l'entrée
sud de Rabat où elle sera construite sur une superficie globale de 1
hectare. S'agissant de la rive droite, le terrain de l'Association sportive
de Salé (ASS) a été, à son tour, libéré. Même Rahba a fait l'objet
d'une opération de délocalisation des ménages. Celle-ci a été lancée
le 20 août 2005 pour s'achever le 4 avril 2006. L'indemnisation des
habitants a coûté pas moins de 14 millions de dirhams. D'autres opérations
de «libération» de terrains sont en cours. Il s'agit notamment des
terrains municipaux à Rabat et Salé, de la délocalisation des
poissonniers à Salé, du complexe artisanal à Rabat et du Yacht Club. Ce
n'est pas tout. D'ici octobre 2006, «les perspectives de la direction du
foncier de l'Agence du Bouregreg consistent à assainir le foncier de la séquence
3 du projet et de clôturer et sécuriser les terrains des Habous et ceux
qui seront acquis par l'Agence dans la séquence 3», indique le management
de l'Agence.
Décharge d'Oum Azza
L'environnement n'est pas en reste. La dépollution de la vallée du
Bouregreg, prévue pour janvier 2007, est l'une des priorités de l'Agence.
Sans oublier la réhabilitation et le reboisement des carrières dont la fin
des travaux est prévue pour décembre 2008. En plus du détournement des
eaux usées et du Lixiviats existant sur l'oued de Bouregreg, la réhabilitation
de la décharge de l'Oulja a bel et bien commencé. Une fois fermée, c'est
à la décharge d'Oum Azza dont l'ouverture est prévue pour juillet 2006 de
recevoir les déchets. Pour l'heure, la commune de Rabat est appelée à
coordonner avec l'Agence de Bouregreg pour accélérer le processus. Pour ce
qui est des aménagements hydrauliques et portuaires, ils portent sur le
port de plaisance fluvial et l'aménagement des quais des deux rives du
Bouregreg. Pour un budget global engagé de 150 millions de dirhams, les
travaux de la première et deuxième tranche d'aménagement des quais de la
rive gauche sont en cours. Ils devraient s'achever respectivement en
novembre et octobre 2006. Côté rive droite, les travaux de terrassement généraux
du port fluvial sont achevés. Ceux du quai sont en cours. Concernant le
projet du tramway décidé en 2003, un budget de 2,5 milliards de dirhams
lui est consacré. Les travaux de sa réalisation s'étaleront de début
2007 à fin 2009-début 2010. Côté financement, il est sûr que l'établissement
public (CDG) n'y va pas tout seul. En effet, chaque année, les collectivités
locales, l'Etat et le Fonds Hassan II s'engagent à lui verser le cinquième
qu'ils ont promis. Et ce, sur une durée de 5 ans. Essakl s'est montré
tranchant à ce sujet. «On a la quasi-certitude que ces fonds seront débloqués
entre les mains de l'établissement public»,précise t-il.
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