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05.07.2006
Dans nombre de
nos précédentes livraisons, nous n¹avons pas cessé de mettre à nu les
multiples irrégularités dont souffre Agadir en terme d¹urbanisme.
Notre contribution à ce niveau s¹allie aux actions menées à présent à
travers nombreuses bonnes volontés à plusieurs niveaux. Lors d¹un point
de presse accordé par le président de la commune urbaine d¹Agadir aux
représentants aux médias et en réponse à une question émise par un
journaliste, relative à l¹affaire du lot 143 sis au quartier Illigh, dont
les tenants et les aboutissants ont fait couler beaucoup d¹encre ces
derniers temps, suite à leur aspect flagrant et scandaleux, le responsable
du service technique de la commune, présent aussi à cette récente conférence
de presse, s¹est amusé à se payer la tête des journalistes, en déclarant,
sans scrupule, que ledit dossier est clos et que le plaignant et le
contrevenant se sont arrangés et réconciliés après que ce dernier,
propriétaire voisin du lot en litige eut démoli les constructions
enfreignant les articles 6 et 7 du cahier des charges qui stipulent que les
distances minimales de 6 mètres doivent être respectées par rapport aux
limites mitoyennes et au fond de parcelles et que les constructions annexes
ne peuvent être ni surélevées ni dépasser le mur de clôture. Or, ces déclarations
mensongères et sans nul fondement sont vite contredites par les faits en
place, puisque, à la veille de la tenue de ce point de presse, le wali a
transmis deux courriers, respectivement au président de la commune d¹Agadir
(n°3103 du 15 juin 2006) et au chef du district d¹Agadir (n°3092 du 14
juin 2006). En effet, le premier courrier rappelle que le contrevenant n¹a
procédé à aucune démolition inhérente aux constructions illicites et
que le rapport communal sur la base duquel il y a eu désistement à propos
de la plainte intentée contre le propriétaire du lot 143 à Illigh, n¹est
point fondé, ce qui représente une réelle atteinte aux dispositions
urbanistiques légales. Le second courrier adressé au chef de district fait
allusion au non respect de l¹ordre de démolition de la construction illégale
(n°1589 du 22 mars 2005). Il est donc bien clair que ni les services
techniques de la commune, encore moins les agents de l¹autorité n¹ont agi
pour faire respecter les lois d¹urbanisme en vigueur, en dépit des
expertises et des procès verbaux dévoilant en toute clarté les anomalies
relevées dans ce sens. Qui empêche l¹application et l¹exécution de ces
lois au moment où le pays s¹engage résolument dans la démocratisation et
le renforcement de ses institutions ? On ne peut que déplorer ces
situations de paralysie qui entrave le développement si l¹on sait que les
poches de résistance au niveau de l¹administration, de l¹autorité et des
agents des communes continuent à noircir l¹image de marque, en multipliant
la magouille, l¹escroquerie et la corruption. On rappellera enfin que cette
affaire du lot 143, devenue malheureusement, un exemple parmi tant d¹autres,
de dérapage, date quand même de quatre années, sans qu¹elle ne connaisse
le dénouement normal et crédible. Il faut dire également que le plaignant
était contraint de confier son dossier ne souffrant d¹aucune contestation,
à la justice, alors que l¹affaire devrait se limiter au niveau de la
commune et l¹autorité, habilitées à faire respecter les dispositions
urbanistiques légales. Mais, malheureusement, les services d¹exécution de
l¹une et de l¹autre, habitués aux pratiques de détournement et de
malversations, se lancent à l¹atermoiement pour tirer le maximum de profit
personnel. Affaire à suivre.
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