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07.02.2007
· 14.000 bénéficiaires au
Maroc, dont 120 seulement dans la cité balnéaire
· Ouverture d’un guichet d’informations
Le Fogarim, fonds destiné aux populations à revenus irréguliers et/ou
modestes pour l’acquisition ou la construction d’un logement, souffre, selon
de nombreux opérateurs, d’un déficit en communication. En effet, sur 14.000
bénéficiaires de prêts Fogarim à travers le Royaume, on n’enregistre que 120
demandes dans la cité balnéaire.
Aussi, les pouvoirs publics se mobilisent pour vulgariser le produit et ses
opportunités.
Selon Abdelmalek Elatifi, du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, il
est urgent de remédier au problème. D’où l’organisation d’un salon dédié, le
Salon Expo Fogarim de Mohammédia 2007, qui se tient depuis le 2 février au
siège Dar Attakafa Alia. Par ailleurs, une convention a été signée entre
différents partenaires: ministère de tutelle, la Chambre de commerce,
d’industrie et des services (CCIS) et 9 banques de la place. «Néanmoins,
seuls 4 organismes bancaires ont manifesté clairement leur intention de nous
accompagner dans cette opération de Fogarim. D’autres sont encore
frileuses», remarque Elatifi. A noter que la Caisse centrale de garantie (
CCG) a signé une convention avec ces banques pour pouvoir financer les
logements destinés aux ménages pauvres. Parmi les partenaires également, les
promoteurs publics, Al Omrane, l’Erac et un promoteur privé TGCC Soukkania.
Ce dernier réalise pour le compte d’Al Omrane une opération de 236
appartements à faible valeur immobilière totale ( F.V.I.T ) dans le
programme de relogement des bidonvillois du Souk Elhad de Mohammédia. Les
personnes éligibles au programme Fogarim pourront acquérir leur logement à
120.000 DH. L’Etat et le ministère de l’Habitat vont contribuer chacun avec
un montant de 40.000 DH. D’un autre côté, 11.900 ménages recensés à
Mohammédia, Chellalate et Benyakhlef, dans le cadre du programme Villes sans
bidonvilles, constituent la cible privilégiée du Fogarim. «Ainsi la création
d’un guichet de vulgarisation à la CCIS va être d’une grande utilité»,
souligne son directeur, Mohamed Moutawakil.
A noter que le logement social fait défaut à Mohammédia. Ce qui explique
l’ouverture de nouvelles zones d’urbanisation dédiées à ce volet immobilier.
D’autant plus que le foncier y est de plus en plus cher à cause de la
saturation de l’espace urbain. Ceci conduit les promoteurs privés à
transformer les villas de la ville basse en immeubles. Par ailleurs, l’Etat
rappelle ses mesures d’incitation lancées pour motiver les promoteurs
immobiliers à investir ce créneau. En effet, un opérateur qui s’engage à
construire plus de 2.500 logements durant 5 ans à travers le Royaume
bénéficie de nombreuses exonérations fiscales. |