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08.08.2006
· Lancement des travaux en
septembre
· Habitations, théâtre, palais des congrès, espaces verts…
L’aménagement du «Champ de courses» avec habitations et espaces verts
démarrera en septembre prochain. C’est ce qu’indique, en effet, Abdeljajil
Cherkaoui, directeur de l’Etablissement régional d’aménagement et de
construction Centre-Nord (Erac-CN).
Situé sur l’avenue Moulay El Kamel, l’ex-hippodrome de la ville de Fès va
faire l’objet d’un réaménagement colossal. Confié à l’Erac-CN, l’aménagement
de ce terrain communal, d’une superficie de 32 ha, est le fruit d’une
convention de partenariat entre les élus, les autorités locales, le
ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’Agence urbaine et l’ordre des
architectes.
L’aménageur réalisera, ainsi, les travaux dans le cadre d’un accord avec la
mairie portant sur la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’aménagement du Champ
de courses. Le choix de cette formule n’est pas fortuit. Grâce à cette
option, la commune reste propriétaire du terrain durant les travaux de
viabilisation. Ceci lui évitera le paiement de certaines taxes, d’une valeur
globale de 40 millions de DH, dont elle est initialement exonérée.
Sur le plan architectural, l’aménagement prévoit des constructions sur un
espace de 6 ha comprenant des immeubles R+4 à R+9, un théâtre municipal de
2.000 places et un palais des congrès. Un parking à 3 niveaux, un centre
d’affaires et une tour R+15 (plateaux de bureaux) sont également prévus.
Mais pour commencer, un espace vert d’une superficie de 8 ha sera aménagé
avec l’aide d’un paysagiste français. «Ce projet est caractérisé par un
aspect écologique très spécial, avec les 2/3 de la superficie qui sont
destinés aux espaces verts et aux équipements publics». Un nouveau siège de
la commune urbaine aura aussi sa place parmi les futures constructions.
La première phase du projet est planifiée sur une superficie de 8 ha. Elle
consiste en l’aménagement d’un immense jardin censé constituer un espace de
détente pour la population de la ville impériale. Pour le reste, l’Erac est
en train d’étudier les propositions. Des groupes internationaux, comme
Fadesa, Groupe Jamii et d’autres, frappent déjà à ses portes. Ils veulent
réaliser toute la partie construction. Mais l’attribution se fera à deux
conditions. La première prend en considération la qualité architecturale du
projet. La seconde dépendra de l’offre financière. En clair, le tout
s’effectuera par appel d’offres. C’est ce qu’on qualifie aussi par appel à
manifestation d’intérêt avec un cahier des charges pour préserver la qualité
urbanistique. La charge foncière ne dépassera pas 1.500 DH/m2 de plancher
(pour les R+4 et R+9). «En langage d’urbaniste, ce projet va tirer la ville
vers le haut. Et Fès aura une dimension internationale», estime Cherkaoui.
Et d’ajouter qu’actuellement le secteur de l’habitat et de l’urbanisme prend
une telle ampleur qu’il y a risque de pénurie en main-d’œuvre qualifiée et
de ciment.
En tout cas, il semble que c’est bien parti pour Fès. Celle-ci verra en
septembre, outre le réaménagement du champsde courses, le lancement des
travaux de réalisation d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées (Radeef)
et le réaménagement de deux nouvelles zones touristiques d’Oued Fès et
Ouislane (CDG)… |