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09.08.2006
· Une décharge intercommunale
contrôlée
· La ville toujours tributaire des subsides de l’Etat
· Les investissements affluent pourtant
S’ÉTENDANT en bordure de la Méditerranée sur une superficie de 28,5 Km2, la
commune urbaine de Fnideq est le passage obligé pour les visiteurs marocains
et étrangers en provenance ou en partance du royaume.
De par sa situation géographique, Fnideq est aussi une aire d’attraction
pour l’immigration rurale et urbaine. Depuis un an, la petite ville du nord
est en ébullition. Les investissements économiques et touristiques se sont
multipliés sur le territoire de la commune. De nouvelles richesses se créent
et des activités à fortes valeurs ajoutées s’installent. Parallèlement, la
population de Fnideq augmente elle aussi. C’est ce qui, inéluctablement, se
traduit par une extension de l’urbanisation dans la région qui connaît déjà
une forte densité de peuplement. La ville compte actuellement 54.000
habitants, selon le dernier recensement général. Son espace urbain se
caractérise par trois ensembles distincts. Le centre de la ville est le plus
ancien. Il est situé au carrefour de deux axes de communications. La route
nationale reliant Fnideq à Tétouan et celle menant à Tanger par Ksar Sghir.
Le centre abrite les principaux équipements commerciaux, administratifs et
sociaux de la ville ainsi que l’essentiel de l’habitat réglementé. Il abrite
néanmoins à ses extrémités nord et ouest une partie de l’habitat
sous-équipé. De son côté, le quartier Condessa situé dans le sud-ouest est
essentiellement formé d’un tissu d’habitations non réglementaires. La
périphérie est constituée de constructions dispersées. Alors que le quartier
Ras Louta est situé à l’ouest à la pointe de l’embouchure de l’Oued Condessa.
L’ensemble de ces trois entités, plus les lotissements Al Amira et Moulay
Rachid représentent une superficie brute urbanisée d’environ 140 ha. Le
secteur privé est dominant dans les lotissements puisqu’il intervient en
tant que maître d’ouvrage dans cinq lotissements totalisant plus de 3.694
lots. Ce qui représente 77% des lots autorisés. Alors que le secteur public
ne représente que 23%. Le lotissement Al Amal qui est en cours de
réalisation par le holding Al Omrane réserve 66 lots aux ménages du
bidonville Condessa.
L’harmonisation de l’urbanisme figure en tête de liste des préoccupations
des responsables locaux et des pouvoirs publics de la province de M’diq-Fnideq,
dit Ahmed Touhami, président de la municipalité. Des conventions de
partenariat ont été entérinées pour la réhabilitation des réseaux de voirie,
d’assainissement liquide ou encore de l’éclairage public. La restructuration
des quartiers Ras Louta et Condessa, entamée dès 2003, a nécessité des
financements de plus de 97 millions DH.
La municipalité de Fnideq reste, cependant, très dépendante des subsides de
l’Etat, même si les recettes réalisées en 2005 par la commune sont en
accroissement (32 millions de DH).
Autre préoccupation majeure pour la commune: le problème de la collecte et
de l’évacuation des déchets solides. Dans la plupart des quartiers, les
moyens techniques et humains mis en œuvre sont déficients et ne peuvent, par
conséquent, répondre convenablement à la demande d’une population de plus en
plus nombreuse. La quantité des déchets à gérer atteint, en effet, 55 tonnes
par jour en période normale. En été, elle est portée à plus de 90 tonnes par
jour. Des études sont actuellement en cours pour la délégation de ce service
au privé conjointement avec la ville de M’diq.
Malgré ses problèmes, Fnideq reste une ville d’attrait du tourisme national.
Le commerce en est sans nulle doute la principale activité économique. Sa
proximité de Sebta lui permet de jouer le rôle de plaque tournante d’un
important mouvement commercial échappant à la taxation. Souk Al Massira avec
ses 805 boutiques est assurément le plus important centre commercial de la
ville. D’autres centres et des kissariats ont également été aménagés pour la
normalisation progressive du secteur.
La pêche maritime joue de son côté un important rôle de source
complémentaire de revenus pour une bonne partie de la population locale. Un
projet de petit port de pêche est en cours de réalisation.
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Moujahidines
Le terme Fnideq est extrait du mot «Fandaq» lieu de repos des équidés
appartenant aux campagnards de la zone. Ils venaient des alentours pour
commercialiser leurs produits agricoles et s’approvisionner en denrées
alimentaires. Ce petit Fandaq constituait jadis un lieu de rencontre pour
les moujahidines qui luttaient contre le protectorat espagnol. La commune
urbaine de Fnideq, très connue sous le nom de Castillejos, a été promue au
rang de municipalité depuis 1992. Elle dépend actuellement de la compétence
territoriale de la toute nouvelle préfecture de M’diq-Fnideq créée le 17
janvier 2005. La commune de Fnideq est gérée par une assemblée élective
composée de 25 membres.
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