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· Les travaux maritimes bouclés
· Un projet grandiose en quatre phases
· Le détail de la commercialisation
Le projet de la Marina de Casablanca entame ses phases
cruciales. Après le bouclage des travaux maritimes et de la
plate-forme de développement, les études sont en marche pour
démarrer les constructions. «Les premières coulées de béton sont
programmées pour début 2008», lance d’emblée, lors d’un déjeuner
de presse, M’hamed El Merini, membre du directoire et directeur
du pôle tertiaire de la CGI, promoteur du projet en partenariat
avec le géant émirati Sama Dubaï.
Les travaux maritimes ont coûté 200 millions de DH. Ils ont
permis d’élever le niveau des terrains de 6 mètres au-dessus de
la mer. 26 ha de terrains ont été dégagés, dont 10 gagnés sur la
mer. Cette surface a été aménagée à l’aide de matériel filtrant
noble.
L ‘étape suivante consiste à finaliser les études préalables au
chantier. La première équipe d’architectes a déjà réalisé les
esquisses préliminaires, notamment celles de la tour, du centre
d’affaires et de l’hôtel de luxe. Une deuxième équipe sera
mobilisée pour finaliser l’ensemble des ouvrages du projet. Une
fois les plans d’architecture bouclés, d’ici novembre prochain,
les ingénieurs prendront la relève pour les études techniques.
Parallèlement à ces travaux, les promoteurs du projet mèneront
les procédures nécessaires aux autorisations de construction.
Ainsi, les constructions démarreront dès que les études
techniques seront terminées.
Difficile de comparer la Marina de Casablanca aux autres grands
chantiers du Maroc. Elle est réalisée conformément à un nouveau
concept international d’urbanisme baptisé «parcs habités».
Ainsi, les parcs et les espaces verts occuperont deux tiers de
la surface du projet. Le tiers construit sera éparpillé au
milieu de la verdure.
De plus, l’ensemble du périmètre sera une surface piétonne. La
circulation des véhicules est prévue dans deux sous-sols
couvrant toute la superficie du projet. Ces souterrains seront
éclairés naturellement et permettront la continuité de la
végétation du site.
Le chantier compte quatre grandes phases de développement. C’est
la première partie qui englobe la marina proprement dite. Les
travaux d’aménagement de ce port de plaisance sont presque
achevés. Le marché de fabrication des équipements de la marina
est en cours d’attribution. Cette phase abritera également un
grand hôtel de luxe ainsi que le plus grand palais des congrès
au Maroc, avec une superficie de 26.800 m2. Il sera composé
d’une salle plénière de 2.200 places et d’un hall d’exposition
de 6.000 m2. La phase marina englobera également des espaces de
loisirs et d’animation (yacht-club, restaurants, commerces...)
La deuxième phase, «Ramblas», sera principalement à vocation
commerciale. Elle contient une tour/hôtel d’affaires qui sera le
plus grand bâtiment de Casablanca R+35. De plus, les Ramblas
abriteront un des plus importants centres commerciaux du Maroc.
Etalé sur 60.000 m2, il sera composé de galeries marchandes
ouvertes.
La troisième phase, baptisée «Les Portes océanes», sera en
grande partie dédiée à l’immobilier résidentiel et d’affaires.
Elle abritera un centre d’affaires de 4 tours. La hauteur des
immeubles résidentiels variera entre 7 et 14 étages.
La dernière phase, «Les Jardins de la mosquée», sera uniquement
affectée aux espaces verts (3 ha en totalité). Le nouvel
aquarium de Casablanca est le seul bâtiment d’envergue prévu
dans cet espace mitoyen à la mosquée Hassan II. L’objectif étant
d’assurer la transition de la marina vers la mosquée.
Quid du calendrier, l’aménagement et les travaux communs
s’étaleront sur deux ans (2007-2009). La phase développement est
prévue pour la période 2008-2012.
Commercialisation
La commercialisation des ouvrages de la Marina de Casablanca
commencera en 2008. Pour ce faire, la CGI compte installer un
complexe d’administration de projets de vente ainsi que son
show-room. Le début des travaux de ce bâtiment est prévu pour
octobre prochain. Il devrait être inauguré au premier trimestre
2008.
Ceci dit, la CGI a prévu un traitement spécial pour l’immobilier
à vocation purement professionnelles (hôtels, centres
commerciaux, bureaux...). A l’aide d’un cabinet international,
un appel d’offre sera lancé pour sélectionner des binômes
composés de l’investisseur qui achètera le mur et du
gestionnaire qui assurera le fonctionnement pour chaque ouvrage
professionnel. Le prix plancher de cession sera déterminé de
manière à garantir un taux de rentabilité minimal pour le binôme
investisseur/gestionnaire. La livraison des constructions
professionnelles est prévue entre 2009 et 2011. A noter que le
terrain de la marina est un domaine public portuaire concédé aux
promoteurs du projet. Ces derniers concèderont à leur tour les
terrains à l’investisseur sélectionné.
Par ailleurs, la commercialisation de l’immobilier résidentiel
dépendra de la nature de l’investisseur (professionnel ou
particulier). Elle débutera dès l’inauguration du show-room. Les
immeubles seront valorisés au prix du marché. «Nous avons reçu
beaucoup de demandes aussi bien de professionnels que de
particuliers. Une base de données spéciale a été mise en place
pour les répertorier», précise El Merini.
Montage financier
L’aménagement et le développement de la Marina de Casablanca est
porté par une structure dédiée, baptisée Al Manar. Son capital
de départ (100 millions de dirhams) est détenu à 70% par la CGI
et 30% par Sama Dubaï. Les deux partenaires prévoient une
nouvelle augmentation de capital d’ici quelques mois.
Le projet nécessite un investissement global de 5,4 milliards de
DH, toutes charges incluses (achat de terrains, travaux
maritimes...). Les besoins d’investissement seront couverts au
tiers par les fonds propres des promoteurs, les deux tiers
restants seront levés auprès d’un consortium de banques
marocaines. A noter que les avances versées lors de la
commercialisation, dégageront entre 40 et 50% du chiffre
d’affaires total du projet.
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