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17-11-2009
· Finalisation des statuts
des agences
· Six projets de loi attendus pour 2010
«Pour un développement territorial intégré et durable». C’est le thème
choisi par la Fédération des Agences urbaines «MAJAL» qui a organisé les 13
et 14 novembre courant sa 4e Rencontre nationale à Essaouira.
Lors de la séance inaugurale, les différents intervenants ont tout de suite
annoncé la couleur en mettant l’accent sur l’importance de l’urbanisme pour
notre pays. Effectivement, au regard de la pression démographique conjuguée
à l’exode rural, le Maroc connaît, depuis des décennies, une tendance
croissante à l’urbanisation. Peu ou prou maîtrisée, celle-ci a généré,
manifestement, des déséquilibres tant sur le plan social que spatial.
Ces déséquilibres sont d’autant plus importants que le Maroc doit faire face
aux défis de la mondialisation: un contexte où les territoires ne sont plus
perçus ni conçus uniquement tel un espace de solidarité et de démocratie,
mais également en tant qu’espace de compétitivité et d’attractivité.
Conscients de ces défis majeurs, les pouvoirs publics ont engagé ces
dernières années une action de développement et de mise à niveau à travers
toutes les villes du Royaume. De grands projets urbanistiques, sociaux et
économiques ont donc été lancés ou inaugurés dans différentes régions et
agglomérations du Royaume, à l’instar de l’Initiative nationale pour le
développement humain ( INDH). Ainsi ont été initiés des chantiers visant la
mise à niveau et le développement urbains, via l’aménagement de quartiers
sous-équipés, la réhabilitation des médinas, le lancement de programmes
«villes sans bidonvilles» (VSB), l’aménagement de zones d’urbanisation
nouvelles (ZUN) et la création de villes nouvelles.
C’est pour débattre de ces problématiques qu’un programme scientifique a été
mis en place sous forme de 3 panels constitués d’experts marocains et
européens. Le premier a traité du développement urbain et développement
durable, le second des rôles des différents acteurs dans le développement
territorial et le troisième des outils pour un meilleur développement
territorial.
L’on a aussi constaté au cours de cette édition que l’on parle de plus en
plus d’intégration du développement durable dans la conception et la mise en
œuvre des documents de l’urbanisme et également de l’élaboration et la mise
en œuvre de plans verts et de chartes paysagères par localité. Il est aussi
question de la réhabilitation de ksours et qasbahs et de mise à niveau des
parcs existants. Le suivi et contrôle effectif de la réalisation des espaces
verts dans les lotissements et programmes immobiliers autorisés sont
également à l’ordre du jour. Tout autant que la généralisation du principe
«un ménage, un arbre» et le développement des énergies renouvelables et
propres dans les villes nouvelles et les espaces d’innovation. Comme
beaucoup d’intervenants, tout un chacun espère des recommandations simples
et réalistes afin de répondre aux défis et aux attentes des Marocains en
matière d’urbanisme, d’environnement et de développement territorial
vraiment intégré et… durable.
Feuille de route pour 2010
Taoufik Hejira, ministre
de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, a fait
beaucoup de promesses lors de la séance d’ouverture de la 4e Rencontre de
MAJAL. L’occasion pour lui de poser des jalons pour l’année 2010.
Pour les agences urbaines, il préconise de finaliser le statut des
personnels, lancer la nouvelle génération d’agences urbaines
(opérationnelles, de qualité, institutions de développement local et
durable) et réussir à certifier 6 Agences sur les 24 (celle de Rabat l’est
déjà. Celle de Casablanca jouit d’un régime spécial). Il a également promis
de veiller à la promulgation de 6 nouvelles lois, à savoir le Code de
l’urbanisme, le Code de construction, la Loi sur la participation à
l’urbanisation, la Loi sur le contrôle, la Loi sur la ville nouvelle et la
Loi sur les bâtisses menaçant ruine (ce problème toucherait plus de 500.000
Marocains). Et aussi la mobilisation de 3.853 ha du foncier public.
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