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Front de mer et pénétrantes réaménagés
La vocation touristique du centre renforcée
La station balnéaire Sidi
Rahal Chatii qui fait le bonheur des habitants de Casablanca est en train de
prendre un nouveau visage. Un grand projet pour sa requalification a été mis
sur pied il y a une année et a reçu l’aval des autorités de tutelle et aussi
des élus.
La requalification de Sidi Rahal Chatii- dont l’élaboration a été confiée à
l’Agence urbaine de Settat- a fait l’objet d’une démarche spécifique.
D’abord, il s’agissait d’identifier les actions majeures permettant de
revaloriser en priorité les espaces de cette commune. Déjà couverte par un
plan d’aménagement homologué depuis le 8 janvier 2001, la commune Sidi Rahal
a connu plusieurs opérations de recasement des habitants des principaux
douars, bidonvilles et autres quartiers pauvres dont la population est
estimée à 15.000 personnes.
Depuis quelques années, le centre Sidi Rahal Chatii connaît une forte
croissance urbaine qui s’est malheureusement accompagnée par de nombreuses
incohérences. Conséquences: une perte générale de qualité, aussi bien du
point de vue de l’usage de l’espace urbain que de l’image du centre. En
outre, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés en matière de
circulation, de propreté et de développement de l’habitat insalubre. Le
projet de requalification vise donc la mise à niveau de tout l’espace
urbain. L’objectif est de doter le centre d’un espace adapté à sa nouvelle
vocation de station balnéaire. Mise à niveau qui concerne essentiellement
les pénétrantes, l’aménagement de la traversée, l’ordonnancement des
façades, l’éclairage public, les espaces piétonniers, etc. La rénovation de
l’esplanade du front de mer, l’aménagement de la voie principale, la
réhabilitation des plages et l’aménagement des espaces verts et la
revalorisation des quartiers sont aussi au menu.
Aujourd’hui, l’on constate que les travaux concernant ces divers chantiers
avancent à un rythme soutenu. En fait, Sidi Rahal Chatii fait figure
actuellement d’un grand chantier. Quoique des opérations qui y avaient été
entamées, il y a peu, aient été déjà achevées. Il s’agit notamment de celles
de lutte contre l’habitat insalubre et concernant les douars Moulaâlam et
Oligini. Le premier s’étend sur une superficie de près de 10 hectares et
compte un millier d’habitants. Les habitats anarchiques dénombrés dans ce
douar sont au nombre de 350. Ils ont été construits sur une zone ne
disposant d’aucune infrastructure de base bien qu’ils soient connectés au
réseau électrique. Le second s’étend, quant à lui, sur 5 hectares et compte
1.100 habitants. Les autorités ont recensé dans ce douar quelque 280
logements insalubres et ne bénéficie, lui aussi, d’aucun réseau
d’assainissement, ni eau potable. Douar Oligini est doté néanmoins de la
connexion électrique.
Face à la situation des deux douars, les autorités locales et les conseils
élus ont décidé leur restructuration. Ainsi à Douar Moulaâlam, il a été
procédé d’abord à l’ouverture de voies permettant l’accès aux différentes
zones le composant (1,5 km). Dans ce même douar, 54 constructions insalubres
ont été complètement rasées et leurs propriétaires ont eu droit à des lots
gratuits, de plans et d’autorisations de reconstruction sur les mêmes
terrains, mais conformément aux plans de lotissement tels que validés par
les autorités et la commune. Le groupe Al Omrane a pris en charge la
réalisation du réseau d’assainissement liquide et d’évacuation des eaux
pluviales. Les travaux de la première sont, aujourd’hui, achevés à 60%.
L’opération de restructuration se poursuit donc.
Idem pour Douar Oligini où l’opération de restructuration avance à un rythme
soutenu. Ainsi, deux kilomètres de voies ont été déjà réalisés. Les
démolitions totales ont concerné 60 habitats insalubres, alors que 18 l’ont
été en partie.
D’autre part, le dédoublement de la route régionale 320 reliant Had Soualem
à Sidi Rahal est également programmé. Une convention a été conclue dans ce
sens entre le Conseil régional de Chaouia-Ouardigha et le ministère de l’Equipement
et du Transport. A signaler que la réalisation de l’ensemble de ces
opérations a pour objectif d’affirmer la spécificité du centre en tant que
destination touristique.
L’effort a ainsi porté sur l’identité visuelle de la petite ville. Une image
plus balnéaire est retenue. Les concepteurs ont eu aussi pour tâche de
résoudre les problèmes de l’accessibilité, de la fluidité du trafic et du
stationnement particulièrement pendant la période d’estivage. Le projet
prévoit aussi d’intégrer les douars au tissu environnant et à la structure
urbaine par des aménagements appropriés. Le projet est donc très ambitieux.
Sa réalisation nécessite des mesures d’accompagnement à portée immédiate.
L’on a insisté aussi sur l’urgence d’ériger Sidi Rahal Chatii en centre
autonome...
Jihad RIZK
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