Les ambitions du groupe Al Omrane

 

23-07-2007

· Le holding change de forme juridique

· Dix filiales, y compris les 7 Erac


· Tamansourt pourrait devenir la 11e


C'EST officiel. Le groupe Al Omrane est né le 19 juillet dernier, et l’annonce a été faite à Marrakech. Le groupe est constitué désormais du holding d’aménagement Al Omrane (né lui-même de la fusion de l’Anhi, de la Snec et d’Attacharouk en 2004), des sociétés Al Omrane Alboughaz, Aljanoub et Tamesna, en plus des 7 Erac transformés en sociétés anonymes. Le regroupement des opérateurs publics de l’immobilier a ses vertus. Les résultats satisfaisants du holding d’aménagement Al Omrane le prouvent, indiquent  les managers du groupe. A Marrakech, l’occasion était double: la naissance du groupe et la transformation de l’Erac Tensift en Al Omrane Marrakech, filiale du holding Al Omrane (cf. www.leconomiste.com). L’enterrement de l’Erac Tensift n’a pas suscité de regrets.  «L’équipe performante, selon les propos de Toufiq Hjira, chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, demeure la même». «L’Erac Tensift est le meilleur élève dans ce regroupement». Il pèse en effet 34% du capital du holding Al Omrane avec 304 millions de DH. Son directeur, Khatib Lahbil, est nommé directeur général de la filiale de Marrakech.
«Il ne s’agit pas d’un simple changement de nom, mais d’une vision plus globale. Le holding redéfinit le nouveau rôle de l’Etat dans le logement qui passe désormais de celui de promoteur national à un promoteur qui encourage le partenariat avec le privé», souligne Toufiq Hjira. Pour le ministre, l’Etat doit désormais se concentrer sur deux problèmes majeurs, à savoir: l’habitat menaçant ruine et l’habitat insalubre. Avec la filialisation des Erac, le ministère aura achevé son chantier de mise à niveau et de réforme des entreprises publiques, qui aura pris deux ans.
La structure du groupe Al Omrane brigue un chiffre d’affaires tournant autour de 5 milliards de DH, le plaçant aux 1ers rangs des établissements publics. Sa stratégie vise en premier lieu à la résorption du déficit de logement et aussi la contribution à l’ouverture des nouvelles zones d’urbanisation. Ce sont les trois piliers qui ont poussé au regroupement des entreprises publiques en un groupe : l’assiette foncière, le développement du partenariat public/privé et la régulation du marché immobilier, rappelle-t-on.  
Avec la mise en place de sa nouvelle organisation, le nombre d’unités achevées par le groupe Al Omrane est de 124.000 et les mises en chantier totalisent 170.000. L’opérateur vise à résorber 50.000 baraques au terme de cette année.
 


Des filiales autonomes


DANS son organigramme, le groupe est constitué d’entreprises régionales presque autonomes. Elles sont chargées de l’application des programmes généraux et spécifiques à la région. La centrale à Rabat intervient uniquement au niveau du contrôle. Parmi les filiales du groupe Al Omrane, celles qui gèrent des projets structurant comme Tamesna et bientôt une filiale pour Tamansourt. Le management du groupe l’a annoncé à la cérémonie du 19 juillet : un projet est en cours de finalisation pour créer une société en vue de la gestion de la nouvelle ville satellite, sise à 14 km de Marrakech.