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· Une série de rencontres sur le projet entamée samedi
Le projet d’aménagement des deux rives du Bouregreg sera une œuvre
collective, ou ne sera pas. C’est le message que les responsables de
l’agence chargée de ce dossier ont tenu à passer. Ceci, lors d’une
conférence, la première de toute une série de rencontres, organisée
samedi dernier à Salé par l’Ex-Sabr et l’association Bouregreg.
Une centaine de représentants de la société civile, des services
administratifs et d’élus y ont pris part.
Ce premier rendez-vous a traité du volet dépollution de la vallée du
Bouregreg, chantier prioritaire dans ce projet où des avancées notables
ont été enregistrées. Le dispositif mis en place dépasse les 6.000 ha
qui constituent la superficie du projet pour s’étendre à toute
l’agglomération. «L’agence ne se substitue pas pour autant à la
gestion de la chose publique», a précisé pour l’occasion le directeur général
de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg, Lamghari Essakel.
Ali Ouazzani, directeur de l’environnement hydraulique et des ports à
l’agence n’a pas cependant manqué de souligner le caractère urgent de
cette opération, préalable à tout aménagement digne de ce nom. Les
menaces représentées par les deux décharges implantées dans la zone, à
savoir Akrach et l’Oulja, sont sérieuses. Plus de 80 tonnes de déchets
sont rejetés chaque jour. Résultat: un taux de liquide toxique et
hautement polluant, le lixivia, de 100 m3 par jour au niveau de Akrach et 70
m3 par jour dans l’Oulja. Sans oublier le taux alarmant des rejets
liquides de toute sorte et qui vont directement dans le fleuve.
La réponse consistera en la mise en place de la nouvelle décharge d’Oum
Azza, qui sera certifiée ISO 14001. Son ouverture sonnera le glas des deux
décharges. Celle d’Oulja est pratiquement réhabilitée avant fermeture.
Trois centres de transferts des déchets solides seront également mis en
place à Salé, Témara et Rabat. Ils sont dotés d’une capacité
d’autonomie de 2 jours.
Concernant l’assainissement liquide, l’Agence d’aménagement du
Bouregreg s’est associée à Rédal. L’effort entamé porte
essentiellement sur la suppression des rejets liquides dans le fleuve. Pour
cela, les conduites d’eaux pluviales et celles des eaux usées seront séparées.
Ces dernières seront acheminées vers le littoral à travers des stations
de pompage puis via deux émissaires construits à cette fin. Ceux-ci
conduiront ces rejets dans les fonds marins, à 2 ou 3 km des côtes. Ce
chantier, dont le coût s’élève à 80 millions de DH, devrait se
terminer vers la fin de l’année en cours.
Se voulant un moyen de suivre l’avancement du projet, étape par étape,
ce cycle de rencontres a d’ores et déjà programmé un prochain
rendez-vous . Celui-ci aura lieu le 16 septembre prochain et portera sur la
navigabilité de l’oued Bouregreg pour un investissement global de 450
millions de DH. Là encore, les travaux vont bon train. Le dragage du fond
du fleuve est entamé. La construction de la Marina de Rabat (170 millions
de DH) démarrera «incessamment». Le tout ira de pair avec
l’installation de plusieurs diguettes pour rétablir la navigabilité du
fleuve.
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