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29.08.2006
· Un développement spatial
linéaire
· Tourisme, pêche et commerce, base économique de la ville
La commune de M’diq est avant tout à vocation touristique. Car bénéficiant
d’une belle plage et d’un site particulièrement pittoresque où l’on trouve à
la fois forêt, montagne et plage. M’diq doit son développement à son port
dont la réalisation remonte aux années 70. A sa situation géographique aussi
à mi-chemin entre Ceuta et Tétouan. La ville est un lieu de passage obligé
pour les visiteurs en partance du Maroc ou en provenance de l’Europe. Sa
renommée lui vient aussi de ses nombreux équipements touristiques parmi les
premiers réalisés sur le littoral méditerranéen marocain. La commune compte
actuellement une population d’environ 36.000 habitants, selon le dernier
recensement. Le nombre de ménages est de 7.520, avec une moyenne de 6
personnes par ménage. Le périmètre urbain de la ville s’étend sur une
superficie de 480 ha dont 153 sont urbanisés. Vu la contrainte topographique
qui limite son extension à l’Ouest, M’diq connaît un développement spatial
linéaire le long de la route principale. Un développement qui s’articule en
trois bandes parallèles à partir du front de mer vers l’intérieur du pays.
La première bande englobe les aménagements du littoral (port, villages de
vacances touristiques, hôtels...). Elle intègre aussi l’ancien noyau qui
correspond à l’actuel centre-ville où sont concentrés la majorité des
commerces et services urbains. L’habitat dans cette première bande est en
majorité réglementaire. Il regroupe l’habitat économique, quelques villas et
des immeubles. La deuxième bande abrite les nouveaux lotissements (Al Bahr,
Alyoumn) et quelques équipements (collèges, terrain de football, station
d’épuration...). Cette zone d’extension se prolonge le long de la route vers
Fnideq avec le projet du lotissement d’habitat «Sedetcor» qui est en cours
de réalisation. La troisième bande est, quant à elle, constituée
essentiellement de quartiers non réglementaires qui sont en cours de
restructuration et qui prennent la forme de tissus compacts (quartiers
Dradeb et Istiqlal). D’autres, situés dans les collines, se caractérisent
par une grande dispersion des constructions (quartier Sakka).
Le tourisme, la pêche et le commerce sont les principales branches
d’activité sur lesquelles repose la base économique de M’diq. Grâce à sa
situation privilégiée, la ville jouit d’un climat favorable au développement
de l’activité touristique. Les infrastructures touristiques sont nombreuses
avec des hôtels cinq étoiles (Sofitel), un quatre étoiles B (Kabila), des
villages de vacances et des résidences touristiques. Cependant, ces
installations souffrent de la saisonnalité. En effet, 80% de la capacité
fonctionne, tout au plus, pendant une durée de quatre mois. La faible
animation en dehors de la saison estivale est l’une des principales
contraintes. Les autorités locales pensent valoriser d’autres potentialités
que le balnéaire.
La pêche est une autre branche d’activité qui occupe environ 21% de la
population active de M’diq. Le secteur génère des recettes importantes pour
les chalutiers, les senneurs, les palangriers et les 400 barques de pêche.
L’activité pêche constitue au niveau local un pôle économique d’une
importance capitale de par le nombre des unités de pêche, les quantités
débarquées et les emplois qu’elle procure. Depuis novembre 1992, le port de
M’diq abrite un projet d’élevage du thon rouge dont la réalisation a fait
l’objet d’un accord entre le Maroc et le Japon. Ce projet consiste à
étudier, du point de vue biologique, la possibilité d’élevage d’un groupe de
thons géniteurs mis dans les bassins installés en mer au large de Restinga.
La daurade et le mérou sont aussi en perspective.
L’activité commerciale est très dynamique à M’diq. Elle se compose
essentiellement de biens de consommation et occupe presque 20% de la
population active. Par contre, l’activité industrielle reste embryonnaire et
est exclusivement liée à l’activité de pêche (10 unités de transformation,
congélation et conditionnement de poissons).
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Perspectives
La commune
urbaine de M’diq dispose d’un centre de santé et d’un hôpital à spécialités
garantissant les soins nécessaires aux habitants et aux visiteurs. Par
ailleurs, elle regorge d’opportunités importantes dont le développement a
été amorcé de manière harmonieuse et intégrée dans le cadre de ce qui se
fait dans l’ensemble de la préfecture de M’diq-Fnideq. Actuellement, les
axes de développement sont plutôt concentrés sur le renforcement des
équipements communaux, de base et sociocollectifs. L’administration compte
sur la promotion du partenariat avec le secteur privé et l’implication des
citoyens dans le processus de développement. Le secteur de l’assainissement
solide sera bientôt délégué avec l’aménagement d’une décharge publique
contrôlée et qui sera commune avec la municipalité de Fnideq. En cours de
création aussi, des marchés de quartiers, un parc municipal et une zone
industrielle... Des abattoirs intercommunaux sont également en projet avec
des investissements estimés à plus de 5 millions de DH. |