Tamansourt brûle les étapes

 

31.01.2007

· Des mesures pour accompagner le développement de la ville nouvelle

· Les villas économiques déjà livrées


· Lancement d’un centre commercial Riad Harmel 1

 
C’est certainement l’investissement le plus gigantesque qu’ait connu la région de Marrakech Tensift Haouz, ces dernières années. La ville nouvelle de Tamansourt dépasse les 10 milliards de DH. Le chantier lancé en 2004  prévoit 40.000 logements pour quelque 300.000 habitants. C’est aussi un projet qui respecte minutieusement son calendrier et sa programmation. Et davantage même. Les travaux avancent plus rapidement que prévu, et de gigantesques étapes ont été franchies. «Ces travaux auraient demandé plus de temps sans l’engagement de tous les partenaires », indiquent les responsables de l’Etablissement régional d’aménagement et de construction (Erac). Et pour superviser les chantiers, une commission est chargée, par le tutelle du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, de veiller à la coordination entre les différents intervenants (autorités, élus, décideurs, etc.) A noter que les travaux de ladite commission sont supervisés par le wali de la région Marrakech Tensift Al Haouz. Ainsi, deux ans après son lancement, Tamansourt accueille déjà ses premiers habitants. L’Erac Tensift, promoteur et chef de file du projet, vient de remettre les clés aux propriétaires de la première tranche des villas économiques «Riad Al Harmel I». Le premier coup de pioche a été donné en 2005. Le concept répond aux exigences d’un mode de vie contemporain avec des superficies allant de 200 à 350 m2, et dont les prix de vente oscille entre 500.000 et 600.000 DH. Soit l’équivalent du prix de vente d’un appartement.  Riad Al Harmel I comprend 86 villas semi-finies, dont le coût est de 46 millions de DH. Khatib Lahbil, directeur de l’Erac, promet que la cadence de livraisons sera accélérée, vu le nombre de projet en cours d’achèvement, dont plusieurs autres lots de villas ainsi qu’un programme de logements sociaux construit par le groupe Jamaï (5.000 appartements). Au total, 300 ha de villas économiques seront livrés d’ici à fin 2007 qui comprend 499 résidences individuelles. «L’attractivité commerciale de Tamansourt n’est plus à démontrer; sa franche réussite s’exprime par la demande forte de ses produits», se réjouit Benyounés Belkacemi, responsable du projet Tamansourt à l’Erac.
La réussite du programme économique reste tributaire du degré d’implication du secteur privé aux côtés d’établissements publics. Ici, l’Erac a tenu à respecter ses autres engagements auprès du privé via un programme de partenariat avec les promoteurs immobiliers. 175 ha leur sont dédiés pour la production de 32.550 logements économiques avec un budget prévisionnel de 6,5 milliards de DH.  Et pour que le site de Tamansourt ne se transforme pas en ville-dortoir, ses aménageurs misent sur l’environnement. Ainsi, ils  ont privilégié une architecture avec beaucoup d’espaces verts. Près de 200 hectares de boisement et d’espace vert sont prévus.  8.770 oliviers et 4.000 palmiers ont déjà été plantés. Et la ville devait avoir ses propres infrastructures (écoles et hôpitaux) ainsi que des équipements de loisirs. Un centre commercial au cœur de Riad Al Harmel I a été lancé pour accompagner le développement de la ville et satisfaire les besoins des habitants en termes d’équipements de proximité. Ce centre sera achevé en août , de même qu’une zone d’activité de 30 ha destinée aux banques et aux sièges d’administrations. Enfin, pour rendre le site accessible, le département de l’Equipement a programmé le dédoublement de la voie du pont de l’oued Tensift. Par ailleurs, Tamansourt devrait bénéficier d’une bretelle de l’autoroute Casablanca-Marrakech. En attendant, la route nationale 7 a été réaménagée et élargie de 6 à 16 m sur une longueur de 12 km. Empruntée par les camions et les grands taxis, la route était défoncée, notamment au niveau des ponts des oueds. On y déplorait de nombreux accidents.